Blionelog
En ne regardant pas France Télévision après 20h, il reste possible, de découvrir l’un des derniers
petits pas pour l’homme, et pas beaucoup plus grand pas pour le marketing cosmétique : le gel douche Ouchoushaia ou le shampooing Overdoux sans paraben. L’argument de vente sous-entend assez
mesquinement qu’il en existe avec, tout en se targuant sournoisement que c’est mieux sans. Que fait Act up ? On se le demanderait presque, si l’on ne trépignait pas d’impatience à l’idée de
comprendre pourquoi, l’industrie cosmétique a décidé de se vendre sur l’absence de paraben. Qui est-il ? D’où vient-il ? Que nous veut-il ? Vous saurez presque tout dans ce nouveau numéro de
Faîtes entrer l’enculé.
Contrairement au soldat Ryan, le paraben n’à rien d’un dur à cuire sortant du 13eme régiment de dragons parachutistes de Dieuze ( quelque part en Moselle – France). Non, c’est un produit chimique, ou plutôt une famille de produits chimiques comme une autre, avec ses défauts et ses qualités, j’irais même jusqu’à dire ses joies et ses peines. Ils tirent leur nom, viril mais un peu rêche, de leur appellation chimique : ester d’acide parahydroxybenzoique, un peu trop alambiqué pour être sexy. Alors que vous ne vous en doutiez même pas il en existe à l’état naturel dans le vin blanc ou la vanille bourbon, sans qu’ils n’en tirent, ni l’un ni l’autre, une fierté particulière. Jusqu’en 2004, les parabens de synthèse faisaient la joie de l’industrie cosmétique, donc un peu la notre, en luttant contre le développement des champignons et autres bactéries dans beaucoup de leurs produits. Au cours de cette année charnière, une étude britannique a accusé ces conservateurs de provoquer des cancers du sein. Entre les champignons, bucoliques au demeurant, et le cancer, paraît-il mortel, le choix va être difficile, on ne peut pas tout avoir, c’est la crise. D’autres études auraient même montré un effet néfaste pour la fertilité masculine, perso ça va merci.
En bref il semblerait que ces félons de parabens attaquent notre identité, en plus de notre intimité. Ironie du sort, les parabens étaient apparus pour remplacer les formaldéhydes, autres conservateurs jugés dangereux en leur temps. Histoire de prouver que la présomption d’innocence n’est pas qu’un mythe urbain, les doutes sur la toxicité des parabens doivent être confirmés. En l’absence de confirmation de leur férocité, l’afssaps ( agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) les a autorisés dans les conditions prévues par la réglementation. Ils continuèrent et continuent encore d’être utilisés, le principe de précaution, étant, il faut bien le reconnaître, un peu contraire au principe de profit. Car il existe bien entendu des alternatives, pour l’instant au-dessus de tout soupçon, mais un peu plus chères, donc trop chères, c’est la crise il serait grand temps de l’intégrer. Si les parabens sont actuellement plutôt redoutés pour leur côté allergène, les craintes demeurent quant à leur action sur le long terme, ceux ci présentant le fâcheux inconvénient de se métaboliser dans l’organisme, c’est à dire qu’ils peuvent y rester.
Sans vouloir enfoncer une porte ouverte, les parabens ne sont pas les seules molécules douteuses présentes dans nos produits, qu’ils soient cosmétiques ou autres d’ailleurs. En obligeant enfin les industries chimiques à fournir les informations sanitaires et environnementales de leurs produits, le programme REACH( enRegistrement, Evaluation, et Autorisations des Substances Chimiques), entré en application le 1er juin 2007, devrait, du haut de son nom où résonne tant de promesses, nous assurer l’innocuité des produits que nous utilisons. Au risque de se rendre compte, un poil trop tard, de tout ce dont on a été imprégné, sous le prétexte trop souvent entendu qu’on ne savait pas. Ca c’est sûr, quand on ne cherche pas à savoir…
Contrairement au soldat Ryan, le paraben n’à rien d’un dur à cuire sortant du 13eme régiment de dragons parachutistes de Dieuze ( quelque part en Moselle – France). Non, c’est un produit chimique, ou plutôt une famille de produits chimiques comme une autre, avec ses défauts et ses qualités, j’irais même jusqu’à dire ses joies et ses peines. Ils tirent leur nom, viril mais un peu rêche, de leur appellation chimique : ester d’acide parahydroxybenzoique, un peu trop alambiqué pour être sexy. Alors que vous ne vous en doutiez même pas il en existe à l’état naturel dans le vin blanc ou la vanille bourbon, sans qu’ils n’en tirent, ni l’un ni l’autre, une fierté particulière. Jusqu’en 2004, les parabens de synthèse faisaient la joie de l’industrie cosmétique, donc un peu la notre, en luttant contre le développement des champignons et autres bactéries dans beaucoup de leurs produits. Au cours de cette année charnière, une étude britannique a accusé ces conservateurs de provoquer des cancers du sein. Entre les champignons, bucoliques au demeurant, et le cancer, paraît-il mortel, le choix va être difficile, on ne peut pas tout avoir, c’est la crise. D’autres études auraient même montré un effet néfaste pour la fertilité masculine, perso ça va merci.
En bref il semblerait que ces félons de parabens attaquent notre identité, en plus de notre intimité. Ironie du sort, les parabens étaient apparus pour remplacer les formaldéhydes, autres conservateurs jugés dangereux en leur temps. Histoire de prouver que la présomption d’innocence n’est pas qu’un mythe urbain, les doutes sur la toxicité des parabens doivent être confirmés. En l’absence de confirmation de leur férocité, l’afssaps ( agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) les a autorisés dans les conditions prévues par la réglementation. Ils continuèrent et continuent encore d’être utilisés, le principe de précaution, étant, il faut bien le reconnaître, un peu contraire au principe de profit. Car il existe bien entendu des alternatives, pour l’instant au-dessus de tout soupçon, mais un peu plus chères, donc trop chères, c’est la crise il serait grand temps de l’intégrer. Si les parabens sont actuellement plutôt redoutés pour leur côté allergène, les craintes demeurent quant à leur action sur le long terme, ceux ci présentant le fâcheux inconvénient de se métaboliser dans l’organisme, c’est à dire qu’ils peuvent y rester.
Sans vouloir enfoncer une porte ouverte, les parabens ne sont pas les seules molécules douteuses présentes dans nos produits, qu’ils soient cosmétiques ou autres d’ailleurs. En obligeant enfin les industries chimiques à fournir les informations sanitaires et environnementales de leurs produits, le programme REACH( enRegistrement, Evaluation, et Autorisations des Substances Chimiques), entré en application le 1er juin 2007, devrait, du haut de son nom où résonne tant de promesses, nous assurer l’innocuité des produits que nous utilisons. Au risque de se rendre compte, un poil trop tard, de tout ce dont on a été imprégné, sous le prétexte trop souvent entendu qu’on ne savait pas. Ca c’est sûr, quand on ne cherche pas à savoir…
Mer 28 jan 2009
5 commentaires
Celui qui sait mais n'agit pas, se retrouve comme celui qui ne sait pas ! proverbe chinois... dis donc t'y va fort avec ton "faites entrer l'enculé". et en plus sans gel lol
dan - le 28/01/2009 à 21h14
oui ben c'est la crise quant aux proverbes chinois je les boycotte, c'est mon côté pro tibet même si les JO sont finis et que du coup ça intéresse moins de monde
lj
salut!
merci pour ces informations... effectivement je n'ai pas cherché à savoir, mais pour ma défense je n'ai même pas vu ladite pub!
enfin tout ça fait peur, on ne sait plus ce qu'on peut manger/boire/consommer quoi!!!
;-)
merci pour ces informations... effectivement je n'ai pas cherché à savoir, mais pour ma défense je n'ai même pas vu ladite pub!
enfin tout ça fait peur, on ne sait plus ce qu'on peut manger/boire/consommer quoi!!!
;-)
bébère - le 29/01/2009 à 12h46
ben dit donc en voilà un sujet anxiogène. heureusement que tu es là, tu es vraiment l'anti-thèse de Jean Pierre Pernault. cela dit il y a plus inquietant : j'ai entendu parler d'une société qui avait augmenté de 5 euros brut ses plus inutiles employés et d'environ 0 euro ses plus investis. C'est plus drôle qu'un cancer mais ça reste tout de même très perturbant.
ashton kutcher - le 30/01/2009 à 22h32
C pas rassurant tout ca, mauviase nouvelle, apparement les lubrifiants en contiennent aussi !!
On es foutus !!
zusse - le 09/02/2009 à 15h09
merde, là ça me fait pas rire
lj
Bonjour,
Votre blog est intéressant
Je vous invite à visiter mon blog, je suis graphiste.
Vous y trouverez beaucoup d'infos qui font l'actualité.
Je vous souhaite une bonne continuation
Nicolas Lizier
nicolas - le 11/03/2009 à 20h58