Mardi 5 février 2008
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Le 4 février est le 35ème jour du calendrier grégorien, celui là même, que l’on peut admirer sur tous les calendriers dignes de ce
nom, que ce soit sous une photo de chaton, de demoiselles très impudiques ou de rugbymen conscients de leurs atouts, mais quand même parfois un peu trop chatte. Une année est composée de 366
jours, surtout les années bissextiles, sinon elle ne fait que 365 jours, ce qui la rend tout de suite moins pimpante. Ces jours sont eux-mêmes divisés en heures, dont les plus tendances sont les
heures sups, surtout chez les pauvres qui, une fois n’est pas coutume, ont l’élégance de ne pas bouder la mode.
Le 4 Février 2008 nous avons donc, le plus mathématiquement qui soit, parcouru 35/366 de notre année grégorienne soit 0,096 an, autant dire qu’il est un peu tôt pour
enterrer 2008. Pourtant, des publicités, que je ne citerai pas pour ne pas leur faire trop honte, se targuent déjà de présenter les produits de l’année 2008. Sans vouloir être vindicatif, il faut
peut-être laisser une chance à 2008 et ne pas décréter tout de suite que ça y est, on l’a enfin trouvé ce produit de l’année, on a eu chaud, mais on l’a eu ce salaud ! Non vraiment faut arrêter
ça, tout simplement parce que certains, dans un moment d’égarement qui peut à tous nous arriver, peuvent y croire. Quel impact psychologique peut avoir sur un être émotionnellement instable,
voire irrémédiablement crétin, une annonce aussi définitive que celle du produit de l’année.
Néanmoins, quand on voit quels produits obtiennent cette distinction il faut reconnaître que le concept perd un peu de sa superbe et se galvaude un peu plus chaque jour. Sous l’avalanche de gel
douches, et autres produits qui sentent bon le faux terroir, quand ce n’est pas carrément l’emballage qui remplace le contenu, il apparaît en effet peu probable, que l’histoire retienne de chaque
année ne serait ce qu’un seul de ces produits. D’ailleurs, a t’on déjà vu, un produit de l’année 2003, être encore produit de l’année en 2004 voire en 2005. De mémoire de consommateur, non, tout
le monde oublie ces créations éphémères, dont on se demande bien au final pourquoi elles se donnent tant d’importance.
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