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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 15:14

 Tout a commencé il y a quelques mois dans une pub pour un shampooing colorant dont on taira le nom, pour l'instant du moins. Natacha Amal profitait alors de la présence de caméra pour appeler la ménagère d’environ moins de 50 ans qu’elle connaissait le mieux, sa mère, montrant un pragmatisme  qu'on ne lui connaissait pas. Après un bref exposé de ses problèmes existentiels, elle confiait son secret pour surmonter,  ce stigmate du temps qui passe qu'est le cheveu blanc . Natacha glissait à sa mère, en s'affranchissant de toute subtilité, le nom de son shampooing colorant, Nutrisse, en n’oubliant pas de préciser : «  nutrisse ça veut dire nourrir ». Bon d’accord, nutrisse c’est joli, mais, mes recherches lexicographiques s’étant soldées par un échec je le demande haut et fort, ça veut dire nourrir mais dans quel dialecte ?

  Mettant ça sur le dos d’un passage à vide que l’on traverse tous, je ne prenais pas la peine de relever et surtout je ne voulais pas faire de la peine à Natacha Amal, alors qu’on ne sait toujours pas où, pouf pouf.

 Hier, alors que je me faisais quelques cheveux blancs avec la situation au Moyen orient,  je tombais, entre 2 tirs de roquette, sur une nouvelle publicité où la belle Natacha, toujours en ligne avec sa mère, livrait son intimité familiale à la face du monde entier qui  n’en demandait pas tant, pour ne pas dire qu’elle s’en foutait comme de son premier redressement fiscal. Dans ce nouvel opus publicitaire, Nat, pourtant vraisemblablement à jeun et toujours obnubilée par son shampooing demandait à sa mère d’en parler à ses amis, et rajoutait avec la conviction farouche de celle qui ne comprends pas ce qu'elle dit, «  et dis leur surtout que Nutrisse, ça veut dire nourrir ».

 

 

Nat, je m’adresse à toi. Il y a le monde comme il est et le monde comme il devrait être, c’est triste mais c’est comme ça. Parfois, on a besoin de s’en inventer un autre où s’exiler pour échapper à ses problèmes existentiels, cosmétiques ou autres, mais là penses-tu que le fait que Nutrisse veuille dire nourrir puisse apporter quelque chose à quiconque ? Nutrisse, non seulement ça ne veut rien, mais en plus on s'en ratatape le coquillard, et je t'arrête tout de suite ça ne voudra sans doute jamais rien dire donc ce n'est pas la peine d'insister. Alors que tant de mots, qui en plus d’être fort jolis ont du sens, ont été abandonnés sur les bords de l'autoroute du n'importe quoi lexical pourquoi en créer d’autres qui ne veulent rien dire? Bon c’est pas grave, mais fais-moi une promesse, arrête de raconter des conneries à la télé pour faire ton intéressante et respecte-toi un peu, se faire payer pour dire n’importe quoi n’est pas bon pour ton image, et encore moins pour tes cheveux blancs. 

Surtout, dis leur bien, et nous comptons tous sur toi que nutrisse ça ne veut rien dire.

 

Par lj - Publié dans : elji
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 02:25

La fête du slap 

 

Après la fête du slip, démocratisée avec l’affaire clearstring il semble que l’heure soit venue de la fête du slap, ou plutôt la fête du happy slapping. Pour ceux qui n’aurait pas pris leur pernaut de 13 heures, sans doute trop occupé à penser à acheter le coca pour lequel on prépare leur cerveau, le happy slapping est la dernière tendance en matière de violence. Et, comme me disais pas plus tard qu’hier Paris Hilton à une conférence sur la percolation par lien en réseau hypercubique de dimension quelconque « Whatever you do Always stay fashion », quoique tu fasses reste tendance en français dans le texte, si elle le dit c’est que c’est vrai. Une petite chronologie des faits s’impose.

 

 

Depuis maintenant quelques millions d’années, avec toute l’opiniâtreté insensée qu’on lui connaît, l’humanité évolue, invente, créé, avance , recule sans même prendre le temps de s’arrêter 2 secondes pour trouver de nouvelles rimes en ule pour faire joli. Par souci d’optimiser les communications cette même humanité inventa le pigeon voyageur, le télégramme, en passant par la bombe a neutrons au message concis mais clair. Dans un de ces instants de génie qui le fait se pâmer devant son autoproclamée supériorité sur les autres espèces, l’homme inventa le téléphone, mobilisa ensuite ses effort pour le rendre léger et autonome afin de s’affranchir de la liberté de pouvoir être injoignable. Elle le dota enfin d’un objectif puisqu’une caméra est tout aussi indispensable sur un téléphone qu’un lecteur DVD sur un appareil à raclette vous en conviendrez aisément si vous voulez bien mettre de côté 2 minutes cette mauvaise foi qui vous caractérise.

 Grâce à ce progrès majeur on peut se filmer entre copains et enfin partager tout ça, dans une ambiance très jus de raisin. C’est tellement jus de raisin que cela a permis au happy slapping de naître. Textuellement la baffe joyeuse, le concept est des plus simples, on se filme avec le téléphone en train de foutre une baffe à n’importe qui, avec la ferme intention d’immortaliser la communication qui s’installe, de façon fugace mais toujours intense. Si cela ne suffit pas à prouver indubitablement la prolongation de l’âge bête jusqu’à celui de la majorité, c’est, en revanche, une preuve recevable que se servir d’un téléphone est devenue une fonction de base de l’organisme humain comme manger, dormir et surtout chier. Bon on rigole, on rigole, mais la perspective de se prendre une mandale dans la rue par un ou une abrutie pour une raison qu’on ne veut même pas perdre de temps à chercher n’est pas plus réjouissantes que le retour de l’inspecteur Derrick sur les grilles de France 3 alors que l’Allemagne est enfin fière d’elle. On rit encore moins quand on réalise que les happy slappeurs, auront un jour si ce n’est déjà fait, le droit de vote, et quand on voit qui gagne la starac…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jouve Lionel - Publié dans : elji
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 02:21

Le pain et le foot poussent sur la même tige

 Cette formule, découverte chez un boulanger, mériterait t’elle d’avoir un prix de poésie dans un festival d’arts boulanger, là n’est pas la question. Nul besoin d’excès de cynisme pour interpréter là que la liberté a besoin de blé pour pousser, et le blé c’est comme le temps c’est de l’argent. Mais où veux-je donc en venir, me permettrez vous de demander à votre place,  je vous sais timide, par cette sentence incongrue ? La liberté pousse peut être sur la même tige que le blé,  mais sans vouloir faire une critique convenue du milieu footbalistique et de l’argent qui le gangrène le foot partage aussi cette tige. Et ça tombe bien je voulais parler de foot.

  Malgré de nombreuses menaces de mort, je l’avoue aujourd’hui, je n’aimais pas le foot et pire encore je n’arrivais pas à comprendre, après des années de vie sociale normale au milieu de mes congénères ce qu’il y a de si palpitant à voir 2 fois onze types essayer tant bien que mal de mettre le ballon dans les cages adverses.  Pour tout vous dire, je trouvais et je trouve toujours bien plus palpitant une compétition de curling qui, de surcroît, présente l’avantage de montrer que sport et balai brosse font bon ménage. Si j’emploie l’imparfait, vous vous en doutez, c’est que cela a changé, j’aime un peu plus le foot mais à cause d’un seul match ( France-Brésil pour ne pas le citer) qui m’a fait un vibrer un tant soit peu.

           Je ne comprends toujours pas grand chose au foot mais soyons tout à fait honnête je ne veux rien comprendre d’un sport qui me fit vivre ma première humiliation collective, alors que je venais de rentrer pour la première fois sur un terrain de foot. Ayant interprété l’ordre du prof de sport de dégager comme une invitation à quitter le terrain, je m’exécutais aussitôt,  sous l’hilarité de mes camarades de classes devant mon ignorance des termes footbalistiques. Me moquais-je d’eux ? Qui à 8 ans n’avaient jamais élaboré la moindre arme biologique et savaient encore moins tirer à la kalachnikov? Non. Au risque de passer pour le pire des traîtres de la patrie, je n’ai pas regardé la finale en 98, mais je savais déjà qu’il ne suffisait pas d’être blanc pour être français alors ça compte pas.

 

         Même si ce n’est pas de sa faute, j’en veux un peu au foot de cristalliser par le biais de ses funestes hooligans toute la haine propre à l’espèce humaine et dont curieusement elle ne se targue jamais pour asseoir sa prétendue domination sur le règne animal. Rappelons le, on n’a jamais vu un gang de chèvres angora aller casser la gueule à une bande de moutons mérinos sous le fallacieux prétexte qu’ils ont le poil plus frisé.

           Quoiqu’il en soit, j’ai beau vomir le foot par tous les orifices que Dieu, a bien voulu me doter, je n’en félicite pas moins l’équipe de France, qui a su remettre à leur place ceux qui ne croyaient pas en elle, en plus de me faire entrapercevoir le temps d’un match que je n’étais peut être pas complètement imbécile puisque je pouvais changer d’avis.

 

Par Jouve Lionel - Publié dans : elji
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 02:20

Mercato people

 Après une agitation historique dans l’histoire de la télé, le mercato des animateurs s’est calmé, tout avait commencé avec Harry qui a piqué la place de joker de thomas Hugues dont la femme Laurence Ferrari va voir sur canal si le Monde est meilleur, Libé et le Figaro aussi sûrement. Benjamin Castaldi lui a quitté M6 pour TF1 et en a profité, malgré lui, pour ne pas finir la nouvelle star. Dans ces derniers cas, les chaînes font tout ce qu’elle peuvent pour ne pas montrer au public qu’elle se sentent trahies, comme ma poissonnière le jour où elle découvrit avec stupeur que son poissonnier de mari se tapait un thon, histoire d’alterner avec la morue si vous me permettez cette anecdote tout aussi facile que sordide. En même temps, reconnaissez que vous aussi, raffolez de ce type d’info de sous couche de caniveau dont les magazines peoples regorgent. Vous allez être content, une nouveauté toute droit venue des staitsse permet de savoir où on été vues les stars récemment. En effet, un site internet ( pour l’instant limité à New york) permet cette avancée considérable du journalisme d’investigation de bas étage. La nouveauté, vient du fait que les internautes alimentent ce site en envoyant un message quand ils croisent une star au restaurant, chez Ed l’épicier ou qui sait, chez le proctologue. Nous pouvons enfin étancher cette soif inextinguible de connaissances avec des informations tout aussi intéressantes que :  « Gwyneth Paltrow a dit merci à un portier » qui en soi est un non événement à faire passer l’annonce d’un nouvel album d’Hélène ségara comme un épisode fondamental de l’histoire de la musique de supermarché. Dans sa grande mansuétude le site internet susdit publie les informations 15 min après les avoir collectées, histoire de laisser à la star traquée le temps de regagner sa réserve naturelle. Fondamentalement optimiste dans la grandeur de l’humanité, je veux croire qu’une majorité d’êtres humains se foutent comme de leur premier râteau, que Paris Hilton ai été vue au rayon hygiène intime du Franprix de Park Avenue, voire même qu’elle ait été vue, après tout c’est son taf d’être vue et jusqu’à preuve du contraire personne n’appelle jamais la rédaction de voici pour leur signaler quand Evelyne Dhéliat présente la météo. Qui plus est, ça ne grandit personne, ni la « star », ni le pauvre type, qui consacre quelques secondes à envoyer au site qu’il a vu Georges Clooney en train d’acheter du PQ, qui doutait encore qu’il en achetait ? Il serait d’ailleurs grand temps de briser ce tabou insensé sur l’achat de papier toilette. Mis à part les petits veinard pourvu d’anus artificiel à pyrolyse et autres poches Gucci ( pour la beauté de l’évocation verbale), tout le monde en utilise. Pourtant, beaucoup d’entre nous éprouvent une certaine gêne, à se faire gauler en flagrant délit d’achat de PQ. Alors que franchement, entre exhiber fièrement ses rouleaux  triple épaisseur multispires aux microcapsules hydratantes,  et cacher ses rouleaux ultracompact, un peu plus roots certes mais tout aussi efficaces, il a un juste milieu, appelé indifférence, à adopter , permettant à tout un chacun de garder la dignité à laquelle il aspire. Ah oui le mercato télé en fait, n’était qu’un fallacieux prétexte pour digresser car je l’avoue, la digression c’est ma passion.

 

 

 

 

 

Par Jouve Lionel - Publié dans : elji
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 02:18

Tendre Elji

Alors que je graissais la chaîne de ma tronçonneuse en bas de chez moi, je me suis fait traiter de butch par un groupe de jeunes garçons un peu trop apprêtés à mon goût, quel est le sens de ce mot. Je ne comprends pas, je le jure je n’ai pas voté pour Bush, d’ailleurs je ne suis même pas américaine. Aide moi je t’en supplie.

Bisous Kimberley

Que ces garçons ont été vils avec toi, ils auraient presque mérité un petit coup de tronçonneuse, mais comme le dit si bien Maitre Yoda ne te laisse pas entraîner sur les pentes savonneuses de la haine. Tu l’as plus ou moins deviné, le mot Butch n’a absolument rien à voir avec Georges Dabellyou butch dont on va arrêter de parler tout de suite, son personnage étant suffisamment présent sur la scène politique mondiale pour pouvoir s’en passer durant quelques lignes.  

 

Une des théories attribue l’origine de Butch à Butcher qui serait devenu dans les années 40 ce qu’il est d’ailleurs toujours, le qualificatif d’une femme aux comportements masculins. Une autre théorie un peu fumeuse attribue l’origine du mot Butch à la France. En effet, des tribus gauloises auraient, pour assurer la prospérité du groupe, procédé au rituel consistant a faire sacrifier un bouc par une femme-boucher vêtue en homme d’où butch( toujours ce rapport entêtant à la boucherie). Bon on est vraiment pas sûr de ça et je n’ai pas non plus poussé plus que ça mes investigations dans ce sens je l’avoue. En bref on peut dire qu’une Butch est une meuf qui a des couilles. En plus classe Butch désigne une catégorie de lesbiennes masculines et véhicule les même clichés que la folle pour les gays, dans les deux cas le terme est plutôt péjoratif. A l’opposé des Butchs se situent les lesbiennes Fems qui comme leur nom l’indique plutôt bien sont d’apparence plus féminine.En outre Butch signifie aussi « costaud » pour les garçons, d’ailleurs il y a quelques années une soirée Gay baptisée Butch eut ses heures de gloires. Elle était un peu la soirée des Musclors protéiné(e)s voulant prouver, en vain, que la présence de muscles n’empêchait pas d’avoir un minimum de grâce sur le dance floor. Si chez les filles il semble que les Butch et les fems s’attirent, les garçons Butch n’aiment pas trop les folles ce qui soit dit en passant est un peu l’hôpital qui se fout de la charité tant on se demande ou ils sont allé chercher qu’il suffisait d’être musclé pour être viril.

 

 Pour finir un petit conseil, fais bien attention avec ta tronçonneuse tu pourrais blesser quelqu’un ou quelqu’une. Je te conseille même de lui ôter ses parties coupantes comme on fait pour un chat, et de les remplacer par des faux ongles américains, ce sera tout de suite plus féminin, et les garçons apprêtés si méchant avec toi en seront jaloux, crois moi.

 

 

 

  Bien à toi, Elji

Par Jouve Lionel - Publié dans : elji
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