Mardi 17 juillet 2007
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Dans un magazine culturel, indépendant et vaguement branchouille que je lis en complément de Téléstar, un journaliste se demandait récemment ce que pouvait produire chez les adolescents la vision de la série Heroes. Les protagonistes dotés de supers pouvoirs, tout en ayant l’air super normaux, s’y jettent dans le vide, contre un mur à 100 Km/h, ou se passent la main dans le broyeur, sans aucune égratignure alors que nous non.
Bon alors déjà à l’époque de Superman, on a vu des enfants se jeter des balcons, avec une cape et un vieux leggings bleu satiné, histoire de nous rappeler qu’en plus d’être ridicule, cet accoutrement ne lutte pas plus contre la gravité, que le Medef contre la semaine de 39 heures payée 35. Et si, dans un moment de cruauté non feint, nous évoquions l’éventualité de classer ce genre d’accident comme une forme moderne de sélection naturelle. Un adolescent, suffisamment abruti pour se jeter dans le vide pensant qu’il va voler mérite t’il vraiment sa place sur terre ? Pas sûr, particulièrement en région parisienne où le coût du mètre carré est plutôt âpre pour tolérer ce genre de boulet. Cette influence de la fiction sur les êtres fragiles et sensibles comme vous et moi, alimente les faits-divers les plus sordides depuis des années. En 1994, Florence Rey et Audry Maupin se seraient inspirés du film Tueurs nés, certes un peu violent, et plus récemment le forcené du campus Virginia Tech ce serait mis en scène en s’inspirant de l’affiche du film Old boy, pas tendre non plus. Tant qu’on y est, autant mettre tous les crimes d’étudiantes sur le dos du film éponyme, qui donne des envies de massacre d'universitaire chez 39% de la population, d’après une enquête réalisée sur un échantillon représentatif de mes amis.
Si cette influence est réelle, pourquoi ne pas globaliser tout ça et s’alarmer de ce que produisent sur les consciences les médias en général et je parle même pas des pubs. Que peut produire une série comme sous le soleil, sur le psychisme d’une adolescente présentant une forte propension à la pouffiasserie ? Quelle image de l’intelligence véhicule Secret story, où le secret le mieux gardé entre eux, peut être parce qu’il leur est commun à tous, réside dans le fait qu’ils sont cons à bouffer du foin ? Certes, le quidam normalement intelligent, bien que parfois un peu paranoïaque, surtout depuis les présidentielles, peut aussi se réfugier dans les émissions d’information, et autres journaux. Mais quelle influence peuvent avoir sur le regard qu’il porte sur l’information, les récentes craintes des journalistes sur une forme de censure dont ils seraient victime, sous le fallacieux prétexte que leur patron s’entend bien avec l’Elysée.
Tout à fait personnellement, ce n’est pas la diffusion de Heroes qui me préoccupe le plus en ce moment, ni même les journaux mais ce que va produire sur ma conception de l’amour l’île de la tentation. Car comme disait ma boulangère pas plus tard que ce matin, seul le temps passé à aimer n’est pas du temps perdu.
Bon alors déjà à l’époque de Superman, on a vu des enfants se jeter des balcons, avec une cape et un vieux leggings bleu satiné, histoire de nous rappeler qu’en plus d’être ridicule, cet accoutrement ne lutte pas plus contre la gravité, que le Medef contre la semaine de 39 heures payée 35. Et si, dans un moment de cruauté non feint, nous évoquions l’éventualité de classer ce genre d’accident comme une forme moderne de sélection naturelle. Un adolescent, suffisamment abruti pour se jeter dans le vide pensant qu’il va voler mérite t’il vraiment sa place sur terre ? Pas sûr, particulièrement en région parisienne où le coût du mètre carré est plutôt âpre pour tolérer ce genre de boulet. Cette influence de la fiction sur les êtres fragiles et sensibles comme vous et moi, alimente les faits-divers les plus sordides depuis des années. En 1994, Florence Rey et Audry Maupin se seraient inspirés du film Tueurs nés, certes un peu violent, et plus récemment le forcené du campus Virginia Tech ce serait mis en scène en s’inspirant de l’affiche du film Old boy, pas tendre non plus. Tant qu’on y est, autant mettre tous les crimes d’étudiantes sur le dos du film éponyme, qui donne des envies de massacre d'universitaire chez 39% de la population, d’après une enquête réalisée sur un échantillon représentatif de mes amis.
Si cette influence est réelle, pourquoi ne pas globaliser tout ça et s’alarmer de ce que produisent sur les consciences les médias en général et je parle même pas des pubs. Que peut produire une série comme sous le soleil, sur le psychisme d’une adolescente présentant une forte propension à la pouffiasserie ? Quelle image de l’intelligence véhicule Secret story, où le secret le mieux gardé entre eux, peut être parce qu’il leur est commun à tous, réside dans le fait qu’ils sont cons à bouffer du foin ? Certes, le quidam normalement intelligent, bien que parfois un peu paranoïaque, surtout depuis les présidentielles, peut aussi se réfugier dans les émissions d’information, et autres journaux. Mais quelle influence peuvent avoir sur le regard qu’il porte sur l’information, les récentes craintes des journalistes sur une forme de censure dont ils seraient victime, sous le fallacieux prétexte que leur patron s’entend bien avec l’Elysée.
Tout à fait personnellement, ce n’est pas la diffusion de Heroes qui me préoccupe le plus en ce moment, ni même les journaux mais ce que va produire sur ma conception de l’amour l’île de la tentation. Car comme disait ma boulangère pas plus tard que ce matin, seul le temps passé à aimer n’est pas du temps perdu.
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