Vendredi 19 octobre 2007
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Messieurs et mesdames les sncfeux et autres ratpistes, je vous conchie, du verbe conchier, du latin concarare, chantant mais pas très élégant. En effet, il signifie salir avec des excréments, de la fiente de chihuahua en phase terminale par exemple, mais je reste ouvert à toute proposition ludique tant qu’elle reste conviviale.
Rassurez vous, je n’ai nulle intention de me livrer à des activités scatophiles, quand bien même elles pourraient apaiser le ressentiment qui m’a habité ce jeudi 18 octobre 2007. Le fait est que vous m’avez bien gonflé avec cette grève, je sais, je ne pense qu’à ma gueule, alors que vous aussi. Malgré tout, je dois vous remercier pour la séance d’exercice physique que vous m’avez offerte. Ce n’est pas grand-chose une heure de vélo (un truc qui ressemble à un vélib en plus gracieux) mais c’est déjà ça, surtout quand il y a beaucoup de voitures. Ce fut comme un grand vent de fleur qui m’emporta sur mon lieu de travail, où, ça va vous paraître incroyable, tout comme vous, la tâche m’est parfois pénible.
Par respect pour Ingrid Betancourt et sa famille, je ne parlerai pas de prise d’otages pour qualifier ce mouvement. Je lui reconnais quand même le mérite de pourrir efficacement la journée de tous, efficacité trop rarement observée dans la gestion quotidienne du trafic. Je ne suis pas objectif, je prends la ligne 13, dont une des maximes est « une seule rame manque et tout est plus peuplé ». Alors bien sûr vous usez de votre droit de grève pour sauver votre morceau de bifteck, je comprends, je le respecte. Respectez le mien, celui de n’avoir strictement rien à battre de ce combat qui ne me préoccupe pas beaucoup plus, que le retour du pull chauve-souris, tant attendu par les amateurs de vêtements moches mais tendance, car on ne peut pas toujours, tout avoir.
Bon d’accord, je suis plutôt pour les mouvements sociaux, mais un peu de recul ne serait pas de trop pour certains grévistes grisés par la révolte, qui, sous le prétexte douteux qu’une caméra s’intéresse à leur insignifiante carcasse, profèrent des conneries qui nous feraient presque regretter les interventions de Steevy du loft. Non c’est vrai, entendre un abruti dire qu’il a choisi les avantages pour lesquels il se bat, en contrepartie d’un salaire plus bas, doit faire pouffer jaune nombre de smicards pour qui le mot grève n’est qu’un concept aussi vague que celui d’avantage.
Sans vouloir faire mon petit con qui savait déjà, ce qui me surprend c’est de ne pas avoir entendu manifester aussi fort au mois d’avril, alors que la réforme des régimes spéciaux était au programme de notre célibattant de président, j’aurais aimé, vraiment. Pourtant, en avril aussi, c’est agréable de bouffer des sandwichs-aux-merguez street-made en écoutant de la musique de merde. Non parce que quand même, reconnaissez que Hasta siempre interprétée, devrais-je peut-être dire bramée, par l’oubliée Nathalie Cardone c’est quand même de la belle merde. Le fait qu’elle parle du Che Guevara n’atténue en rien le préjudice auditif et véhicule, qui plus est, un gauchisme de fond de slip des plus agaçant pour l’homme de droite que je ne suis pas. La grève d’accord, mais la grève de la mauvaise musique d’abord !
Rassurez vous, je n’ai nulle intention de me livrer à des activités scatophiles, quand bien même elles pourraient apaiser le ressentiment qui m’a habité ce jeudi 18 octobre 2007. Le fait est que vous m’avez bien gonflé avec cette grève, je sais, je ne pense qu’à ma gueule, alors que vous aussi. Malgré tout, je dois vous remercier pour la séance d’exercice physique que vous m’avez offerte. Ce n’est pas grand-chose une heure de vélo (un truc qui ressemble à un vélib en plus gracieux) mais c’est déjà ça, surtout quand il y a beaucoup de voitures. Ce fut comme un grand vent de fleur qui m’emporta sur mon lieu de travail, où, ça va vous paraître incroyable, tout comme vous, la tâche m’est parfois pénible.
Par respect pour Ingrid Betancourt et sa famille, je ne parlerai pas de prise d’otages pour qualifier ce mouvement. Je lui reconnais quand même le mérite de pourrir efficacement la journée de tous, efficacité trop rarement observée dans la gestion quotidienne du trafic. Je ne suis pas objectif, je prends la ligne 13, dont une des maximes est « une seule rame manque et tout est plus peuplé ». Alors bien sûr vous usez de votre droit de grève pour sauver votre morceau de bifteck, je comprends, je le respecte. Respectez le mien, celui de n’avoir strictement rien à battre de ce combat qui ne me préoccupe pas beaucoup plus, que le retour du pull chauve-souris, tant attendu par les amateurs de vêtements moches mais tendance, car on ne peut pas toujours, tout avoir.
Bon d’accord, je suis plutôt pour les mouvements sociaux, mais un peu de recul ne serait pas de trop pour certains grévistes grisés par la révolte, qui, sous le prétexte douteux qu’une caméra s’intéresse à leur insignifiante carcasse, profèrent des conneries qui nous feraient presque regretter les interventions de Steevy du loft. Non c’est vrai, entendre un abruti dire qu’il a choisi les avantages pour lesquels il se bat, en contrepartie d’un salaire plus bas, doit faire pouffer jaune nombre de smicards pour qui le mot grève n’est qu’un concept aussi vague que celui d’avantage.
Sans vouloir faire mon petit con qui savait déjà, ce qui me surprend c’est de ne pas avoir entendu manifester aussi fort au mois d’avril, alors que la réforme des régimes spéciaux était au programme de notre célibattant de président, j’aurais aimé, vraiment. Pourtant, en avril aussi, c’est agréable de bouffer des sandwichs-aux-merguez street-made en écoutant de la musique de merde. Non parce que quand même, reconnaissez que Hasta siempre interprétée, devrais-je peut-être dire bramée, par l’oubliée Nathalie Cardone c’est quand même de la belle merde. Le fait qu’elle parle du Che Guevara n’atténue en rien le préjudice auditif et véhicule, qui plus est, un gauchisme de fond de slip des plus agaçant pour l’homme de droite que je ne suis pas. La grève d’accord, mais la grève de la mauvaise musique d’abord !
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