Vendredi 5 septembre 2008
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5 septembre 2008, 8h45, page 2 de 20minutes, je lis ce fait vraiment divers : « Une fillette s’est étouffée hier avec un morceau
de viande dans une cantine scolaire de St Maur des fossés (94) elle a été transportée à l’hôpital dans un état critique ». Là, comme ça, j’ai envie de dire « so what ? », car il m’arrive de
m’interroger en anglais.
Sans vouloir minimiser le drame qu’a vécu cette fillette, qui depuis, a dû choisir entre la vie et la mort, on en fait quoi, nous, de cette info hein? Jean Sarkozy s’étouffant avec un macaron Ladurée je dis pas mais là, doit-on sortir nos plus belles banderoles pour réclamer plus de sécurité alimentaire pour nos enfants, voire exiger la suppression totale de la viande, du pain, bref de tout ce qui peut étouffer ? Après, bien sûr, on peut toujours remplacer une ou deux heures de cours par semaine, au point où nous en sommes, pour sensibiliser les enfants à l’importance de la mastication.
Alors c’est sûr tout le monde a droit à son quart d’heure de célébrité mais là, c’est plutôt le quart d’heure d’humiliation, je suis désolé mais s’étouffer avec un morceau de viande c’est le genre d’incident suffisamment con pour souhaiter qu’il reste secret. Par ailleurs, au risque de passer pour la pire des engeances, s'asphyxier avec la nourriture ne peut-il pas être considéré comme une forme de sélection naturelle, c’est vrai, la vie est semée de pièges bien plus périlleux qu’un bout de barbaque.
Non vraiment, chers journalistes de 20 min, vous faites un métier bien trop beau pour laisser votre savoir faire se déliter dans le plus insignifiant des fait-divers. Ceux-ci sont considérés, souvent à tort comme le parent pauvre du journalisme, car jugés trop peu importants, comme si la grossesse de Rachida Dati l’était vraiment. Or, ils sont habituellement les seuls à consacrer les anonymes, dans leurs parcours et aventures parfois hors du commun, loin des sujets, dits d’actualité, monopolisés eux par les affaires politiques, financières et autres agitations people stériles. Ces mêmes faits-divers, trop longtemps méprisés, en disent bien plus long sur leur époque et les sociétés, qu’on veut bien l’admettre. Après, il est certain qu’ils ne valent pas tous la peine d’être écrit, une forme de sélection qui en vaut d’autres.
Sans vouloir minimiser le drame qu’a vécu cette fillette, qui depuis, a dû choisir entre la vie et la mort, on en fait quoi, nous, de cette info hein? Jean Sarkozy s’étouffant avec un macaron Ladurée je dis pas mais là, doit-on sortir nos plus belles banderoles pour réclamer plus de sécurité alimentaire pour nos enfants, voire exiger la suppression totale de la viande, du pain, bref de tout ce qui peut étouffer ? Après, bien sûr, on peut toujours remplacer une ou deux heures de cours par semaine, au point où nous en sommes, pour sensibiliser les enfants à l’importance de la mastication.
Alors c’est sûr tout le monde a droit à son quart d’heure de célébrité mais là, c’est plutôt le quart d’heure d’humiliation, je suis désolé mais s’étouffer avec un morceau de viande c’est le genre d’incident suffisamment con pour souhaiter qu’il reste secret. Par ailleurs, au risque de passer pour la pire des engeances, s'asphyxier avec la nourriture ne peut-il pas être considéré comme une forme de sélection naturelle, c’est vrai, la vie est semée de pièges bien plus périlleux qu’un bout de barbaque.
Non vraiment, chers journalistes de 20 min, vous faites un métier bien trop beau pour laisser votre savoir faire se déliter dans le plus insignifiant des fait-divers. Ceux-ci sont considérés, souvent à tort comme le parent pauvre du journalisme, car jugés trop peu importants, comme si la grossesse de Rachida Dati l’était vraiment. Or, ils sont habituellement les seuls à consacrer les anonymes, dans leurs parcours et aventures parfois hors du commun, loin des sujets, dits d’actualité, monopolisés eux par les affaires politiques, financières et autres agitations people stériles. Ces mêmes faits-divers, trop longtemps méprisés, en disent bien plus long sur leur époque et les sociétés, qu’on veut bien l’admettre. Après, il est certain qu’ils ne valent pas tous la peine d’être écrit, une forme de sélection qui en vaut d’autres.
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