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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 21:19
Hier, j’ai regardé d’un œil, cela suffisait, l’émission Incroyables Talents sur M6, histoire d’avoir ma dose d’espoirs pulvérisés et mon quota de freaks à poils durs.

J’ai été servi au-delà de mes exigences, pourtant démesurées. Dans la dernière catégorie citée, un solide gaillard qui pourrait me casser la gueule, par conséquent je ne le citerai pas, parvient à soulever des pneus de plus de 2 m de diamètre, comme moi un sac à main hermès, c’est-à-dire naturellement tout en restant très viril. Je précise que je mise aussi sur un QI à un chiffre, au-delà il se reconnaîtrait, il en serait fini de moi et de tous les enfants qu’il me reste encore à faire. Alors bon nous sommes d’accord, c’est vraiment très impressionnant un type qui soulève des gros pneus, mais ce qui est incroyable, c’est d’avoir un jour eu l’idée de le faire. Ce qui est incroyable est-il d’ailleurs forcément un talent ? Pas sûr, j’ai personnellement connu un mec qui récupérait les gobelets en plastique aux fêtes qui n’étaient pas les siennes, pour les laver, en perspective des soirées qu’il n’organiserait pas, c’est incroyable et surtout affligeant, aucun sentiment éco-responsable ne l’animant alors. Par ailleurs, au-delà de la démonstration de force, c’est ridicule de soulever le même gros pneu pendant 2 minutes, même le hamster dans sa roue a l’air moins con, lui, à défaut d’avoir le choix, a au moins l’élégance de ne pas faire trop honte à l’humanité.

Dans la série des destins fracassés à la télévision, mon coup de cœur va sans conteste à cette équipe de twirling-bâton et leurs costumes tirant sur le rose radasse, rappelant les pires cauchemars de l’histoire de la mode en patinage artistique. Le twirling-bâton, comme son nom ne l’indique pas, est une discipline sportive, basée sur des combinaisons de gymnastique et de danse, avec maniement du bâton pour faire plus pimpant, et séduire ainsi la ménagère friande de ce genre de choses. En gros, ça ressemble à des majorettes, avec des mouvements en plus, et la fanfare en moins, mais cette comparaison provoque une forme d’hystérie chez le ou la twirleuse habitée. Pour preuve, après s’être pris un beau vent par le jury, qui n’a vu qu’un spectacle de majorettes, l’un des twirleurs a craqué lors de l’interview en coulisse. Dans sa jolie tenue de twirleur rosasse, la blessure de l’outrage encore aux lèvres, il a fustigé le fait que encore une fois, on a osé comparer le twirling aux majorettes. Non c’est grave quand même ! C’est comme si on comparait Victoria Beckam et Paris Hilton, alors que bon il y a une brune et une blonde.

Sans vouloir faire dans le gentil, c’est pas joli joli de mépriser les majorettes, surtout quand on fait du twirling-bâton, c’est plutôt pacifique une majorette, pendant qu’elle fait tourner son bâton, elle ne pose pas de bombes et ne refile pas de titres pourris à ma banque. Et puis, je l’avoue, je ne suis pas objectif, je connais bien une ancienne majorette, que je ne citerai pas pour ne pas qu’elle me casse la gueule ou me prive d’un enfant commun, c’est devenu quelqu’un de très bien, et en fait c’est pas si incroyable que ça.

Par lj
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 23:57
Et si l’on s’était bêtement trompé, si cette sombre histoire de sifflets pendant la marseillaise n’était qu’un simple malentendu. Peut-être, est-ce l’interprétation de Lâam, que les supporters ont conspué de leurs sifflets, n’oublions pas que sous leurs airs bovins se cachent néanmoins des êtres humains. Certes, le supporter n’est pas réputé pour être mélomane, pourtant certains disent de la staracademy que ce n’est que de la daube, comme quoi il réserve bien des surprises. Au passage, mettons à jour cette injustice faite à la daube, une manière de cuire les viandes bien plus savoureuses qu’aucun prime de l’émission précitée de ne le sera jamais.

Revenons à nos ovidés, les supporters. Une preuve de plus qu’ils sont mélomanes, ils chantent dans les stades. Certes, leurs hymnes évoquent plus la magie de la pelleteuse à double godet que la musique à proprement parler mais quand même, le potentiel est là.

Partant de ce paradigme, il n’est donc pas impossible que par amour pour la Marseillaise de nombreux supporters, ne supportèrent pas d’entendre Lâam, dont le fait qu’elle sache chanter n’implique pas qu’on ait envie de s’y soumettre sans rechigner. Et quand le supporter rechigne, il siffle, il croit que son avis est plus important que le sport. Il siffle, qu’il soit mélomane ou pas d’ailleurs, et c’est bien là le problème, la proportion de supporter mélomanes siffleurs lâamophobe est trop réduite, Lâam n’y est pour rien.

Était il malin de siffler la marseillaise au risque de froisser la susceptibilité d’un gouvernement déjà bien tendu? Pas très non, d’une part, malin n’est pas le premier adjectif qui vient à l’esprit lorsqu’on parle de supporter. D’autre part, et au risque de faire vieux jeu, la marseillaise représente la France et les français, et non le gouvernement qui n’est que de passage. Gouvernement qui, alors qu’on le croyait occupé à d’autres tâches, trouve le temps de jouer à super Nanny et menace non seulement de tout interrompre si des sifflets resurgissent à nouveau lors d’un prochain match, mais, encore plus abominable, de faire partir immédiatement du stade tout membre gouvernemental.

Cette dernière mesure n’est pas dénuée d’intelligence d’un point de vue survie de l’espèce gouvernementale. Le supporter auquel on annule un match alors qu’il s’était déplacé, qu’il avait préparé sa banderole avec beaucoup de soin et sans bécherelle, ne le prends pas avec autant d’idolâtre soumission qu’un fan d’Amy Winehouse qui se prend un vent. À chaque fois, une petite partie des supporters, alors qu’elle devrait comprendre son châtiment, exprime toute l’étendue de sa triste bêtise en cassant un peu tout sur son passage, et met le feu aux voitures pour faire plus vrai. Le doute reste donc permis sur l’efficacité de ces nouvelles « punitions » alors qu’il y a déjà bien longtemps que les idées les plus nauséabondes prolifèrent dans les stades, au détriment toujours de ceux ou celles qui veulent juste voir un match.
Par lj
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 23:44
Certains jours d’octobre, on aimerait être réveillé par une bonne nouvelle, la reformation des 2be3 ou encore la preuve de l’existence de ce putain d’enfoiré de boson de Higgs, ce n’est jamais le cas. Ca ne l’était pas plus ce matin-là, lorsque l’info m’annonçant que Patrick Sébastien avait dépassé Carla Bruni dans le classement des meilleures ventes d’album, m’extirpa, non sans mal, du sommeil. France Inter c’est plus ce que c’était. Ma journée prit fin également avec Patrick Sébastien, devenu malgré moi le totem d’une journée somme toute assez merdique, avec la diffusion de la pub pour son album dont je n’ai strictement rien à foutre, n’organisant ni mariage, ni foire à la saucisse prochainement. Et pourtant j’en parle, si vous me permettez ce galliléisme de derrière les fagots.


Comment ne pas parler d’un album qui s’intitule « Ah…Si tu pouvais fermer ta gueule » forme extrême de chanson en langue française la plus aboutie depuis que M. Pokora a décidé de massacrer celle de Shakespeare ? De surcroît, cet album contient le titre «  on va finir à poil » qui nous aurait fait danser tout l’été d’après le commentaire avisé, voire aviné, de fnac.com. D’accord, mais c’est qui nous ? Parce qu’à ce que je sache, personne de ma connaissance n’a dansé de près ou de loin, avec ou sans Kamel Ouali, sur « on va finir à poil ». Loin de moi toute intention de vouloir massacrer ce disque sous le petit prétexte que je ne compte pas l’écouter, je lui reconnais au moins comme qualité de ne pas avoir les prétentions insensées de bien des starlettes. D’ailleurs vous savez que si vous contractez star académy et starlette, ça fait staraclette comme quoi la France est vraiment un sacré plateau de fromage, mais je digresse.

Patrick Sébastien fait du franchouillard qui n’a pas froid aux gonades, on le sait, on l’accepte comme ça, en se la jouant un peu rebelle à 2 francs, il se pose en porte-parole de cette France festive d’en bas. Celle là même qui, une fois l’été passé, continue de danser sur « on va finir à poil » quand la France d’en haut fait cac40 dans sa culotte, c’est juste à la limite du mesquin. Mais la franchouillardise a ses limites, dans le spot de pub, le gueule de « ah…Si tu pouvais fermer ta gueule » est bipé, sans doute parce que dire fermer ta gueule c’est mal. Non sérieusement, dans un pays où l’on danse soi disant tout l’été sur « on va finir à poil », et où l’on sait dire putain largement avant de savoir l’écrire, le bipage de « gueule » n’est-il pas aussi légitime que la classification X de la série Joséphine ange gardien ? Si Patrick Sébastien, le BVP, le CSA, les publicitaires se foutent tous de notre (bip), il ne faut pas s’étonner que les gens aient besoin de coca pour oublier.

Par lj
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 23:01
5 septembre 2008, 8h45, page 2 de 20minutes, je lis ce fait vraiment divers : « Une fillette s’est étouffée hier avec un morceau de viande dans une cantine scolaire de St Maur des fossés (94) elle a été transportée à l’hôpital dans un état critique ». Là, comme ça, j’ai envie de dire « so what ? », car il m’arrive de m’interroger en anglais.

Sans vouloir minimiser le drame qu’a vécu cette fillette, qui depuis, a dû choisir entre la vie et la mort, on en fait quoi, nous, de cette info hein? Jean Sarkozy s’étouffant avec un macaron Ladurée je dis pas mais là, doit-on sortir nos plus belles banderoles pour réclamer plus de sécurité alimentaire pour nos enfants, voire exiger la suppression totale de la viande, du pain, bref de tout ce qui peut étouffer ? Après, bien sûr, on peut toujours remplacer une ou deux heures de cours par semaine, au point où nous en sommes, pour sensibiliser les enfants à l’importance de la mastication.

Alors c’est sûr tout le monde a droit à son quart d’heure de célébrité mais là, c’est plutôt le quart d’heure d’humiliation, je suis désolé mais s’étouffer avec un morceau de viande c’est le genre d’incident suffisamment con pour souhaiter qu’il reste secret. Par ailleurs, au risque de passer pour la pire des engeances, s'asphyxier avec la nourriture ne peut-il pas être considéré comme une forme de sélection naturelle, c’est vrai, la vie est semée de pièges bien plus périlleux qu’un bout de barbaque.

Non vraiment, chers journalistes de 20 min, vous faites un métier bien trop beau pour laisser votre savoir faire se déliter dans le plus insignifiant des fait-divers. Ceux-ci sont considérés, souvent à tort comme le parent pauvre du journalisme, car jugés trop peu importants, comme si la grossesse de Rachida Dati l’était vraiment. Or, ils sont habituellement les seuls à consacrer les anonymes, dans leurs parcours et aventures parfois hors du commun, loin des sujets, dits d’actualité, monopolisés eux par les affaires politiques, financières et autres agitations people stériles. Ces mêmes faits-divers, trop longtemps méprisés, en disent bien plus long sur leur époque et les sociétés, qu’on veut bien l’admettre. Après, il est certain qu’ils ne valent pas tous la peine d’être écrit, une forme de sélection qui en vaut d’autres.
Par lj
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 22:44
    On s’en doutait un peu depuis l’apparition des affiches, toutes en laideur, de son prochain concert, où elle apparaissait, allongée, pattes écartées sur un sol de béton, Mylène Farmer nous inflige un nouvel album, comme si on avait besoin de ça. Pure coïncidence marketing, elle s’exprime dans le magazine Têtu, ou plutôt elle fait du racolage de fond de caniveau en osant proférer : « je partage avec le public gay le sentiment d’être différent, qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde ». On aurait presque envie de pleurer, mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir un mascara waterproof. Mylène souffre, ce n’est pas nouveau, néanmoins, est-ce une raison suffisante pour faire souffrir les autres et débiter des conneries éculées au kilomètre ? Rien n’est moins sûr.

Que son public masculin soit en grosse partie gay, n’implique en aucun cas qu’une majorité de gay fasse partie de son public, et encore moins que cette même majorité l’autorise à partager avec elle un quelconque sentiment de différence ou quoique ce soit d’autres d’ailleurs. Par ailleurs, combien de temps, encore, faudra t-il rappeler que les gays, pas plus que les blacks, les juifs, les allergiques aux arachides, les gros, les handicapés, Valery Giscard d’Estaing, et qui sais-je encore n’ont pas plus le monopole de la souffrance qu’EDF celui de l’électricité.

Toute différence, dans le monde actuel, peut forcément être vécue comme une difficulté, puisque l’humanité, partout où elle a l’indécence de proliférer, ne sait pas faire autre chose qu’imposer des normes morales, esthétiques, comportementales, la liste n’étant malheureusement pas exhaustive. D’un autre point de vue, ces différences sont autant d’expressions de liberté dans ce même monde normé jusqu’à l’ennui. Les difficultés ne viennent pas des différences, mais encore et toujours de la bêtise humaine, on a jamais vu d’otarie dire d’un phoque qu’il était pédé comme un fan de Mylène Farmer.

Pour revenir à cette dernière, il faut lui reconnaître un certain aplomb. En effet, il faut faire montre d’un sens du foutage de gueule des plus certain, pour gémir sur un mal de vivre qui est son fond de commerce depuis maintenant trop longtemps. Si elle éprouve des difficultés à vivre dans ce monde, force est de constater qu’elle n’en éprouve aucune à vendre plusieurs fois les mêmes produits, sous des emballages différents, sous le fallacieux prétexte qu’ils sont, du coup, collectors. Si elle partage avec son public gay le sentiment d’être différent, on remarquera qu’elle partage aussi ses initiales avec Mother Fucker, comme quoi le monde n’est pas toujours si mal fait.
Par lj
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